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Martinique : la première maison de semences bio

semence bio martinique
Elements Envato

La vente de semences paysannes est autorisée depuis le 11 juin 2020. Une grande nouvelle pour la biodiversité et pour Jonathan Leury-Agarat, jeune agriculteur martiniquais de 35 ans, fondateur de l’association Grenn péyi.

Jonathan Leury-Agarat semence martinique

Diplômé en agronomie, Jonathan Leury-Agarat est particulièrement attaché à la préservation de la biodiversité de son territoire. C’est le souci de consommer une alimentation saine, sans pesticide et en provenance de son terroir qui l’a poussé à s’inscrire dans une démarche de résilience alimentaire. Après huit années de réflexion autour d’un projet innovant de semences, l’association Grenn péyi a vu le jour en 2020. « Il s’agit de la première maison semencière productrice de graines paysannes de Martinique et plus largement des Antilles-Guyane », explique le jeune producteur.

Des variétés tropicales...

Au sein de sa ferme biologique, d’une superficie d’1 hectare, en plein cœur du quartier Bélèm (Le Lamentin), Jonathan produit des semences et des plants adaptés au climat tropical et naturellement résistants aux maladies. « Sur nos territoires, le plus gros défi est de trouver des variétés adaptées au climat tropical. C’est-à-dire des variétés qui résistent à la chaleur, mais également aux forts épisodes de sécheresse, tout en restant savoureuses. » L’emplacement de son exploitation bénéficie d’un microclimat avec une partie forestière et une autre de savane, véritable atout pour apprendre les particularités des micro-organismes et cultiver une multitude de variétés.

ou ancestrales

La Martinique possède l’une des flores les plus riches de toutes les Petites Antilles. Mais à terme, elle est menacée. Une bonne raison de développer la biodiversité du territoire via les semences biologiques. « C’est un challenge quotidien, mais ô combien motivant et passionnant. Aujourd’hui, je suis fier de contribuer au développement de la Martinique pour les générations à venir. » Certaines techniques de semence traditionnelles sont propres à notre île et étaient utilisées par nos ancêtres, il y a des centaines d’années. Par exemple, « accrocher les semences dans un bout de toile avec un peu de cendre éloigne les rongeurs et permet un développement optimal des graines ».

Toutes ces astuces, Jonathan les utilise au quotidien pour développer ses variétés endémiques. Aidé de son salarié, de stagiaires motivés et de bénévoles passionnés, Jonathan tente de tropicaliser certaines espèces et en fait revivre d’autres. « Aujourd’hui, nous cultivons plus de vingt variétés. La moitié sont des variétés endémiques que nous sommes heureux de faire revivre comme le piment doux, le concombre-citron, l’herbe à pic rouge ou encore le concombre malavoi. »

Par Anne-Sophie Malot

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