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Je mange local, donc je maigris !

Je mange local, donc je maigris
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De nouveaux modèles alimentaires ont remplacé nos traditions culinaires. Et ce, au détriment de notre silhouette et de notre santé ! Et si, pour maigrir, nous revenions à une alimentation plus saine et… locale ?

Plus de viande, de sucre et de produits transformés, moins de féculents, de tubercules traditionnels et de végétaux. Voici le portrait-robot de notre alimentation moderne (1). Notre consommation de fruits, de légumes et de produits laitiers est très faible. Nous affectionnons les jus de fruits à teneur élevée en sucre, les produits industrialisés, les snacks et produits de restauration rapide. La consommation de viande rouge est aussi un peu plus élevée aux Antilles-Guyane que dans l’Hexagone et l’alcool alourdit la balance. En particulier chez les femmes. « La population féminine s’alcoolise de plus en plus, avec une consommation accrue de champagne, de vin et de cocktails. Parfois, les problèmes de poids sont en fait des problèmes d’alcool », remarque le Dr Marie-Antoinette Séjean, médecin nutritionniste.

Trop de calories

Notre assiette est également bien remplie. Avec des conséquences directes sur notre poids. « Je suis toujours étonnée par la quantité faramineuse de nourriture qui peut être ingurgitée. Le trop-plein d’aliments, c’est beaucoup trop de calories ! », alerte le Dr Marie-Antoinette Séjean. Nous sommes passés d’une situation de pénurie alimentaire (an tan Sorin) à un contexte d’hyperchoix. Trop vite ? « La perception du manque reste vivace et les populations ultramarines conservent un rapport à l’alimentation principalement centré autour de la satiété et du quantitatif », relève Caroline Méjean dans Alimentation et nutrition dans les départements et régions d’Outre-mer (1).

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Produits importés

En grande majorité, nous consommons des aliments importés. En Martinique, par exemple, ce sont près de huit achats sur dix qui s’effectuent en grandes et moyennes surfaces (GMS). La production locale suscite des sentiments contrastés, surtout chez les plus jeunes. « Les plus âgés l’achètent davantage (parce qu’elle est jugée de meilleure qualité et comme levier de développement), tandis que les générations plus jeunes relèvent ses prix élevés », note Marie-Antoinette Séjean. Les plus jeunes tendent aussi à se détourner des produits de la mer. Pourtant, « les produits de la pêche sont indissociables de la cuisine créole, sans alourdir la silhouette », insiste la nutritionniste.

Moins de repas en famille

« L’expansion de la grande distribution, des chaînes de fast-food et la libéralisation du commerce ont modifié l’offre alimentaire. D’un autre côté, le contexte physique et social du repas a évolué (moins de repas en famille, davantage devant la télé…). Faute de données disponibles, il reste difficile d’évaluer l’influence de ces facteurs. La crise sanitaire du chlordécone a certainement eu un impact sur le délaissement d’aliments traditionnels (tubercules) au profit de féculents raffinés », note Caroline Méjean, également directrice de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae).

Néanmoins, une prise de conscience est bien en marche. Nous sommes de plus en plus soucieux de notre alimentation. Une tendance confirmée par l’augmentation de la consommation de produits issus de l’agriculture biologique et de produits locaux. La tendance « locavore » s’amplifie. Un engouement qui s’explique « par les bénéfices attendus pour la santé, le soutien à la filière locale et la valorisation de la tradition. » (1) « Certains jeunes parents semblent de plus en plus investis vers un retour à la tradition et aux goûts d’antan pour leurs enfants », confirme Marie-Antoinette Séjean.

Obésité, diabète…

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Aux Antilles-Guyane, plus de la moitié de la population âgée de plus de 16 ans est en surpoids, dont une part significative de personnes obèses (1). Cette surcharge augmente avec l’âge. En Guadeloupe par exemple, 25 % d’adultes âgés de 16 à 24 ans sont en surcharge pondérale, 75 % chez les plus de 65 ans. Mais les enfants ne sont pas en reste. En Martinique, plus d’un enfant sur trois est en surcharge pondérale. 

D’une manière générale, les femmes sont plus touchées que les hommes. « C’est parce qu’elles vivent des situations plus précaires, que ces femmes sont les plus corpulentes, notamment par une moindre accessibilité économique à une alimentation de qualité ou à des activités sportives onéreuses. » (1) Un surpoids en prévalence importante chez les deux sexes entraînant obésité, diabète, hypertension artérielle et maladies cardiovasculaires.

(1) Alimentation et nutrition dans les départements et régions d’Outre-mer, Caroline Méjean et al, Marseille, IRD Éditions, coll Expertise collective, 2020.

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