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Le rugby au féminin

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Viril, et alors ?! Le rugby attire aussi les femmes par son aspect collectif, éducatif et tactique. Rencontre avec Les déferlantes du club du Diamant en Martinique.

Le rugby, c’est l’école de la vie ! C’est l’un des seuls sports où chacun a sa place et sa chance. Ce n’est pas un sport sectaire, tout le monde peut participer : garçon ou fille, grand, petit, mince, trapu… Le rugby n’exige pas de physique particulier et est certainement l’un des meilleurs sports éducatifs qui existent. Car s’il développe le sens de la solidarité et de la vie en groupe, le rugby améliore également les capacités physiques et la résistance à l’effort. Olivier Goetz est rugbyman depuis de nombreuses années. Lorsqu’il n’est pas sur le tarmac de l’aéroport du Lamentin pour son activité professionnelle, il coache l’équipe féminine Les déferlantes du club du Diamant en Martinique. Pour Olivier, le rugby se résume en une phrase. Il s’agit du « sport le plus collectif au monde grâce notamment à l’osmose qui se crée sur le terrain ».

Combattu, festoyé ensemble

Au sein d’une équipe de rugby, la cohésion est un élément phare. L’équipe doit se serrer les coudes et rester unie dès que les joueuses arrivent sur le terrain. Elles ont toutes un objectif commun : la victoire ! Hélène travaille dans le secteur de l’hôtellerie. Âgée de 31 ans, elle est la capitaine de l’équipe Les Déferlantes. « Le rugby, c’est beau. Au sein d’une équipe, on se soutient et on s’entraide pour progresser, pour aller toujours plus loin. On se charrie, on rit et, surtout, quel que soit le résultat, on célèbre chaque match. Nous avons combattu ensemble en donnant le meilleur de nous-mêmes. C’est donc essentiel de se le rappeler et de festoyer, ensemble. »

De l’adrénaline, de l’émotion

Le rugby au féminin

Le rythme cardiaque et le pouls s’accélèrent. La respiration va plus vite. Le coup de pied d’envoi du match est donné. Au rugby, il ne faut jamais fuir la confrontation, mais au contraire y faire face. « Si, lors des entraînements, les filles se sentent en confiance, l’appréhension de la compétition peut leur faire perdre leurs moyens. La confiance en soi, qui permet d’éliminer le stress, est alors primordiale », rappelle le coach Olivier. Pour Les Déferlantes, c’est un rugby rapide et précis qui se joue à sept joueuses et sur un laps de temps de 14 min. Émilie est directrice commerciale. Cette femme pleine d’ambition a toujours eu une pratique sportive soutenue, mais c’est à 40 ans qu’elle a découvert le rugby. « C’est un sport fort en émotion qui permet le dépassement de soi. Je suis envahie par des sensations que je ne ressens nulle part ailleurs que sur le terrain. L’esprit d’équipe exceptionnel au sein des Déferlantes m’aide à y faire face. »

Se surpasser, se décomplexer

Le rugby rassemble des personnes aux « caractéristiques physiques variées et aux fonctions dans le jeu très différentes ». Il fait appel à des « qualités tactiques, techniques et d’endurance », rappelle Olivier. Lors de chaque match, Hélène va au bout d’elle-même et de ses a priori. « J’accomplis un exploit qui va bien au-delà de ce que mes limites physiques ou mentales laissent supposer. Je suis une femme qui court à toute allure, à pleins poumons. Et même en cas de faiblesse, j’arrive à trouver l’énergie nécessaire pour me surpasser pour mon équipe. Le rugby m’a permis de me décomplexer, de m’assumer telle que je suis, d’être libre ! »

Les copains, le respect

Le rugby développe aussi des qualités d’adresse, de rapidité, de placement, d’équilibre, de puissance, mais aussi et surtout, le sens de la solidarité. « Que ce soit avec mes coéquipières, avec les coachs extrêmement impliqués au sein du club du Diamant ou encore avec les joueurs de l’équipe masculine, je vis des moments magiques. Sur le terrain, après un entraînement ou un match, c’est toujours très festif. Nous sommes une vraie bande de copains. Nous vivons et évoluons dans le respect des autres joueurs qu’ils soient nos partenaires ou nos adversaires », évoque Émilie.

Un engagement, une passion

Le rugby au féminin

Pour l’équipe Les déferlantes, ce sont deux entraînements par semaine et en moyenne deux matchs par mois. « Un rythme soutenu qu’il faut maintenir pour être prêt et remporter le plus de victoires possible. Au sein d’une équipe, chaque joueuse a un rôle à part entière », insiste Olivier. « À partir du moment où la joueuse devient sérieuse dans sa pratique, elle fait partie du club, ce qui lui permet de progresser plus efficacement et plus durablement. » Une place non occupée sur le terrain va déséquilibrer l’ensemble de l’équipe. Hélène en est convaincue. « S’engager, c’est être assidue quelles que soient les circonstances. On l’est pour soi, mais surtout et avant tout pour son équipe. » Comme pour toute pratique sportive, les joueurs de rugby peuvent rapidement développer une dépendance. Au rugby, elle se caractérise par le besoin perpétuel de repousser toujours plus loin ses limites. C’est le cas d’Anne-Claire, doyenne de l’équipe Les déferlantes qui ne peut plus se passer du rugby. « Bien plus qu’un simple sport, le rugby est une passion que je vis avec raison. »

Par Anne-Sophie Malot

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